Conclusion

Conclusion:
    Le rock a une grande influence dans le monde anglo-saxon depuis 1950, mais pourquoi et comment ? Tout d'abord, le rock est le premier style musical qui réunit autant de cultures et de peuples différents. Le rock est né d'une mixité sociale entre les Afro-américains  et les blancs. Cette mixité augmente la portée du rock et lui permet d'atteindre le plus de gens possible. De plus, certaines figures emblématiques, appelés les pionniers du rock vont venir forger l'image du rock et le diffuser.

Le rock est un mouvement musical qui touche donc beaucoup de monde. Le rock n'est pas qu'un style musical, c'est aussi un mouvement social, un nouveau mode de vie et de penser. En effet le mouvement rock va entraîner une révolte dans l'esprit des gens, les poussant à se libérer de leurs tabous et les pousser à protester contre les anciennes générations. Et au-delà de cette libération et de ces révoltes, certains rockeurs composent des chansons engagées et font passer des messages à la population à travers leurs chansons, comme par exemple Machine Gun de Jimmy Hendrix pour protester contre les Etats-Unis pendant la guerre du Vietnam.

Pourtant les chansons engagées présentent des limites comme nous l’apprend Dave Haslam dans son article sur le livre 33 revolutions per minute (33 révolutions par minute) écrit par Dorian Lynskey (voir annexe page 37).  Dans ce livre, l’auteur dédie un chapitre à chacune des 33 « protests songs » (chansons engagées) en expliquant comment et pourquoi ces chansons engagées ont été écrites et leur impact dans la société. Cependant, Dave Haslam, dans cet article, nous démontre les limites de ces œuvres musicales.  « You might wonder why the writers and performers of protest songs bother » : « On peut se demander pourquoi les auteurs et interprètes de chansons de protestation peine ».

Pourquoi les artistes se donnent tant de mal à produire des chansons engagées ? Dave Haslam nous dit que les artistes produisent ces chansons car les circonstances l’obligent et qu’il faut parler des sujets important de leur société. La chanson « Mississippi Goddam » de Nina Simone qui dénonce l’absurde crime d’un klansman qui a bombardé une église et a causé la mort de quatre enfants.

Malgré tout, les chanteurs engagés sont souvent « critiqués, ridiculisés, catagorisés » ou même « censuré » (« criticised, ridiculed, pigeonholed, censored »). Par exemple, certains s’étonnent qu’un chanteur de soul produise une chanson engagée. Pourquoi ? Car selon eux un chanteur de soul ne chante que des chansons d’amours. Bob Dylan aussi a souvent été catégorisé, décrit comme « un chanteur engagé » (« protest singer ») ce qu’il rejetait absolument.

 Les chansons engagées ne résolvent pas les problèmes, c’est ce que veut nous faire comprendre Dave Haslam dans cet article, même Dorian Lynskey affirme que nous sommes dans un moment de « déclin de la foi en pratique de protestation » (« waning faith in hands-on protest »). Depuis la fin des années 1960, les chansons engagées ne font plus tellement fureur, on en parle moins. On s’en sert même dans un but commercial (chanson de hip-hop « The message » détournée afin de faire une pub pour une voiture). On peut se demander si le public est encore réceptif aux chansons engagées. (« Perhaps, too, there is no longer a receptive audience for protest songs »).

Certaines chansons marqueront pendant longtemps encore les esprits, d’autres auront plus de mal à percer. « Only the audience can change the world – not performers » :« Seul le public peut changer le monde - et non pas des artistes. »  Il est certain que pour que les chansons engagées prennent tout leur sens, c’est au public de changer les choses, aux citoyens. Cet article n’a pas pour but profond de nier l’importance et l’impact de ces chansons, seulement en dégager les inconvénients.

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